Journal n°6 - mars 2003 - Spécial 80 ans
1. Numéro spécial anniversaire 2. Editorial 3. Un peu d'histoire 4. Quel chemin parcouru en 80 ans ! 5. Cinéastes amateurs, à quelle sauce risquons-nous d'être accomodés ? 6. ... suite 7. Le cinéma-d'amateur et la généalogie ont-ils un point commun ? 8. ... suite 9. Le cinéma d'amateur a-t-il un prix ? |
LE CINEMA D'AMATEUR A-T-IL UN PRIX ?
Quelques précisions concernant le prix de revient (exorbitant pour certains) du cinéma d'amateur sur support argentique. Pour être bon, un film d'amateur ne doit pas excéder 12 minutes! Quatre-vingt-dix pour cent des amateurs qui utilisent le support argentique réalisent leur album de famille et fixent leurs souvenirs de vacances. Après trente ans de cette pratique, un amateur aura réalisé : 30 fois douze minutes, soient six heures de souvenirs. Les descendants de cinéastes, s'ils pratiquent également cet art, auront les souvenirs laissés par leurs parents et ceux qu'ils réalisent eux-mêmes. Ainsi de suite au gré des générations... En 2003, les quatre minutes de film vierge super 8, reviennent à environ à 25 Euros, et en 9,5 approximativement à 50 Euros. Il faut donc prévoir un budget annuel de 100 Euros en S8 et de 150 Euros en 9,5. Ces dépenses s'élèvent alors respectivement à 2,00 Euros et à 2,90 Euros par semaine. Avec un camescope, où le support magnétique coûte beaucoup moins cher, il est facile d'enregistrer plusieurs heures d'images par an. L'espérance de vie du cinéaste sera-t-elle suffisante au bout de trente ans pour visionner autant d'heures de souvenirs? De surcroît, les images seront-elles encore exploitables ? En effet, qui peut garantir que dans 10, 20, 30 ans et plus, que le magnétoscope ou autre lecteur sera encore en état de fonctionner ou maintenu dans cet état comme nous l'avons déjà dit? Pour le 9,5 nous avons une grande expérience en la matière, puisque les projecteurs datent du début des années 1950, ils fonctionnent toujours et nous ne rencontrons aucun problème quant à leur entretien. La qualité de leur fabrication les rend presque indestructibles, s'ils sont utilisés normalement. Sans parler des Pathé Baby depuis 1923. Il en est de même pour le S8 et 16 mm. Nous ne devons pas perdre de vue que nous réalisons nos images pour notre plaisir mais aussi pour la postérité. Nous sommes dans l'obligation de tout mettre en œuvre pour que notre passion ne s'évanouisse pas. Ne sommes-nous pas les garants de la conservation du patrimoine culturel passé? A Marseille en 2000, une série de cassettes vidéo a été réalisée, sur l'histoire de cette ville. Pour cela, on a dû faire appel aux cinéastes amateurs pour pallier les manques d'archives professionnelles! Nous avons le devoir de perpétuer cette tradition par nos images familiales. Qu'on nous fiche donc la paix avec ce débat stérile entre les vidéastes et les cinéastes amateurs. |
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