Ciné-Club Amateur de Provence - CCAP
CCAP-Cinéma Amateur de Provence
Journal n°6 - mars 2003 - Spécial 80 ans
- Sommaire -

1. Numéro spécial anniversaire
2. Editorial
3. Un peu d'histoire
4. Quel chemin parcouru en 80 ans !
5. Cinéastes amateurs, à quelle sauce risquons-nous d'être accomodés ?
6. ... suite
7. Le cinéma-d'amateur et la généalogie ont-ils un point commun ?
8. ... suite
9. Le cinéma d'amateur a-t-il un prix ?

On se rappelle les kits qui offraient : une caméra, un projecteur, un écran et un chargeur de film vierge, dans la publicité de nombreux magazines. Ce format fut choisit par des cinéastes amateurs non professionels pour réaliser leurs fictions, et les concours se sont adaptés à cette nouveauté. Le 16 mm était boudé car trop onéreux.

Les films en 9,5 n'étant pas acceptés dans la plupart des festivals, il a fallu, au début des années 1960, que des cinéastes pratiquant ce format se regroupent en créant un Ciné-Club et organisent leurs propres rencontres, puis,à partir de 1975, trouvent un laboratoire pour faire conditionner le 9,5 après l'arrêt de la fabrication de la pellicule couleur existant jusqu'alors.

Les cinq premières années après sa création, le Super 8 s'est taillé une magnifique part de marché. Pratiquement tous les autres constructeurs se sont lancés dans l'aventure. Les commerçants le proposaient en prétendant que les autres formats avaient disparu et que le Super 8 leur était bien supérieur et les remplaçaient. On a même fabriqué des projecteurs Super 8 et bi-film 8/S8, sans débiteur et avec une griffe à une seule dent pour plus d'automatisme; ce sont de magnifiques hachoirs à film !

Au milieu des années 1970, l'euphorie n'y était évidemment plus. Les cinéastes passionnés par une excellente image sur écran furent déçus. Ceux qui attendaient le miracle de l'automatisme ont cessé de faire fonctionner leurs caméras; ils ne savaient pas qu'au retour du développement, les petites bobines de film devaient être montées avant la projection et que l'investissement ne se limitait donc pas à l'achat d'une caméra. Rares étaient les vendeurs qui avaient le courage d'expliquer à leurs clients, que pour rentrer dans le monde du cinéma d'amateur, l'achat de l'appareil de prise de vues ne suffisait pas. Ils passaient sous silence, que pour devenir cinéaste amateur, il faut faire quelques efforts pour maîtriser la prise de vues, le montage et la projection.

Au début des années 1980, la miniaturisation des camescopes allait provoquer un schisme dans le monde du cinéma d'amateur. En peu de temps toutes les caméras Super 8 ont disparu des rayons des magasins. Tous les déçus du manque de simplicité de ces caméras ont succombé au miroir aux alouettes des camescopes, pensant trouver le produit miracle.

Les concepteurs du Super 8 ne pensaient certainement pas en 1965 que le marché de la vidéo grand-public leur échapperait et que ce sont les pays d'Asie qui prendraient la relève.

Les cinéastes amateurs non professionnels réalisant des fictions ont trouvé dans ces nouvelles techniques un standard idéal, parce que leurs films n'ont bien souvent aucun intérêt généalogique.

C'est pour ces raisons que le Ciné-Club-Amateur de Provence souhaite fédérer tous ceux qui se retrouvent seuls avec leur caméra, et qui pensent, mais à tort, que plus rien n'existe.

Tant que nous utiliserons de la pellicule, des fabricants en produiront. Notre avenir est entre nos mains, à nous de ne pas laisser passer cette opportunité. Rejoignez-nous en fréquentant nos séances de projection et en adhérant à notre ciné-club.
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