Journal n°6 - mars 2003 - Spécial 80 ans
1. Numéro spécial anniversaire 2. Editorial 3. Un peu d'histoire 4. Quel chemin parcouru en 80 ans ! 5. Cinéastes amateurs, à quelle sauce risquons-nous d'être accomodés ? 6. ... suite 7. Le cinéma-d'amateur et la généalogie ont-ils un point commun ? 8. ... suite 9. Le cinéma d'amateur a-t-il un prix ? |
QUEL CHEMIN PARCOURU EN 80 ANS !
Depuis la nuit des temps, l'humanité a éprouvé le besoin de laisser des traces sur les activités de sa vie. L'homme de Cro-Magnon a été le premier à le faire, en décorant les parois des cavernes où il vivait. Avait-il un souci de transmettre ce qu'il faisait? L'homme dans l'antiquité, a modernisé son mode d'écriture. Depuis le 19 ème siècle nous avons à notre disposition la photographie qui, à l'époque, a bouleversé et popularisé la façon de transmettre les souvenirs. Pour les cinéastes amateurs, c'est le cinématographe qui les concerne. Avant le 3 novembre 1922, ceux qui voulaient faire un album de famille animé devaient utiliser le 35 mm. Ce système très coûteux restreignait aux seules personnes fortunées l'accès à cet art. Charles PATHÉ qui était certainement à la recherche de nouveaux marchés pour vivre a eu l'idée de diviser en trois le 35 mm, pour donner naissance a un format réduit qui a pris le nom de 9,5 mm. La première caméra Pathé-Baby a été présentée pour les fêtes de Noël en 1922.
Par la suite, d'autres formats ont vu le jour. Moins onéreux que le 35 mm, ils ont permis à des cinéastes amateurs de devenir des cinéastes non professionnels en produisant des fictions. Pour eux, des structures se sont mises en place en organisant des festivals dits "de cinéma d'amateur". En fait, ce sont de véritables compétitions qui ont été créées, bien loin du sens festif du mot "festival". Dans ces compétitions, les cinéastes qui réalisaient leur album de famille ont été dédaignés. C'est pour ces cinéastes que nous avons donné le jour au "Ciné-Club-Amateur de Provence". Nous entendons renouer avec cette tradition, sans pour autant être passéistes, en créant dans nos diverses manifestations, une catégorie "reportages à caractère familial". Depuis 5 ans, l'expérience nous a donné raison. Chaque séance de projection ou festival a son lot de films de famille, représentant cette catégorie. Les cinéastes ont découvert que réaliser un film doit d'abord être un plaisir pour son auteur, intéresser le public qui n'est pas toujours cinéaste et présenter un intérêt pour ses descendants. Cela n'est pas chose facile et demande beaucoup de savoir-faire et de sens artistique. Si bien souvent les films de réalisateurs tombent dans l'oubli, c'est parce qu'ils n'ont pas d'intérêt généalogique. Alors les descendants qui ne se retrouveront pas à travers ces films, les laisseront dans le grenier. Ont connaît le sort qui est réservé à ces oeuvres : "la poubelle". |
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